Sur cette page
- Tableau récapitulatif
- Pavillon à La Roche-sur-Yon
- Longère dans le bocage, à Pouzauges
- Maison du littoral, Saint-Gilles-Croix-de-Vie
- Maison de bourg sous ardoise, Fontenay-le-Comte
- Foyer avec véhicule électrique, Challans
- Stabulation aux Herbiers
- Comment un cas devient le vôtre
- Ce qu’il faut retenir de ces six calculs
- 13 à 35ans
- fourchette de retour sur nos six cas, sans prime
- 16ans
- meilleur retour résidentiel (foyer avec véhicule électrique à Challans)
- 35ans
- retour du cas déconseillé (bourg en ardoise à Fontenay-le-Comte)
Nous aurions pu publier six « réalisations » avec une photo de pavillon et un sourire. Ce serait faux, et le lecteur averti le devine. Les six cas ci-dessous sont des exemples de calcul : des situations que l’on rencontre souvent en Vendée, traitées avec la même méthode que celle du simulateur de panneaux solaires. Aucun ne correspond à un client.
Les formules sont publiées sur la page notre méthode. En bref : production = kWc x productible PVGIS de la commune x 0,95 x coefficient d’orientation. Économie de l’an 1 = autoconsommation x 0,2001 €/kWh + surplus x 0,011 €/kWh. Retour calculé avec 0,5 % de dégradation par an, sans hausse du prix de l’électricité, donc prudent.
Tableau récapitulatif
Les retours vont de 13 ans pour la stabulation à 35 ans pour le bourg en ardoise, sans aucune prime.
| Cas | kWc | Orientation | Production | Autoconso | Économie an 1 | Prix TTC | Retour |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Pavillon, La Roche-sur-Yon | 6 | SE/SO | 6 783 kWh | 35 % | 524 € | 11 500 € | 24 ans |
| Longère, Pouzauges | 6 | Est-ouest | 5 772 kWh | 50 % | 609 € | 11 500 € | 20 ans |
| Littoral, Saint-Gilles | 3 | SE/SO | 3 598 kWh | 50 % | 380 € | 7 500 € | 21 ans |
| Bourg en ardoise, Fontenay | 3 | Sud | 3 637 kWh | 35 % | 281 € | 9 000 € | 35 ans |
| Foyer avec VE, Challans | 6 | Sud | 7 313 kWh | 50 % | 772 € | 11 500 € | 16 ans |
| Stabulation, Les Herbiers | 36 | Est-ouest | 34 775 kWh | 60 % | 3 633 € | 43 200 € HT | 13 ans |
Le retour affiché tient compte de la dégradation. Les cas qui dépassent 20 ans résultent d’une autoconsommation, d’une orientation ou d’un coût de pose qui rendent l’investissement discutable. Nous les présentons parce qu’un exemple flatteur ne servirait à personne.
Pavillon à La Roche-sur-Yon
Ce pavillon vide en journée affiche un retour de 24 ans, qui tombe à 17 ans avec pilotage. Un pavillon des années 2000 dans un lotissement de l’agglomération, toit à deux pans orienté sud-est et sud-ouest, une famille absente la journée, pas de ballon piloté. Le productible de La Roche-sur-Yon est de 1 266 kWh/kWc, soit 1 203 après le coefficient de prudence. On retient 6 kWc, pose en surimposition.
Production : 6 x 1 266 x 0,95 x 0,94 = 6 783 kWh. Avec 35 % d’autoconsommation, 2 374 kWh sont consommés chez soi (475 €) et 4 409 kWh partent au réseau (49 €). Économie de l’an 1 : 524 €. Pour 11 500 €, le retour simple est de 22 ans, 24 avec dégradation.
C’est le cas qui illustre le mieux l’enjeu du pilotage. Si le même foyer fait chauffer son ballon à midi et décale lave-linge et lave-vaisselle, l’autoconsommation peut monter vers 50 % : l’économie passe à environ 716 € et le retour à 16 ans en simple, 17 avec dégradation. La puissance reste la même et le comportement change.
Longère dans le bocage, à Pouzauges
Le retour de cette longère est de 20 ans avec dégradation, malgré le productible le plus bas de la liste. Une longère en pierre près de Pouzauges, toit à deux longs pans est et ouest, retraités présents toute la journée, ballon thermodynamique piloté. Le productible est le plus bas de notre liste, 1 235 kWh/kWc. L’orientation est-ouest (coefficient 0,82) réduit encore la production, mais elle l’étale sur la journée, ce qui aide l’autoconsommation. On retient 6 kWc, soit 3 sur chaque pan.
Production : 6 x 1 235 x 0,95 x 0,82 = 5 772 kWh. Avec 50 % d’autoconsommation, on consomme 2 886 kWh (578 €) et on revend 2 886 kWh (32 €). Économie : 609 €. Prix 11 500 €, retour simple 19 ans, 20 avec dégradation.
Le chiffre dit peu de choses sur la charpente, qui est ici l’enjeu. Une longère ancienne demande une visite de Mathieu avant tout : sections des pannes, bois fatigués, poids de la couverture. Le renforcement éventuel n’est pas dans le prix retenu.
Maison du littoral, Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Avec le meilleur productible de la liste, le retour reste de 21 ans. Une maison à quelques rues du front de mer, toit sud-est, deux retraités à domicile qui lancent machines et cuisine aux heures ensoleillées. C’est la commune au meilleur productible de notre liste : 1 343 kWh/kWc. On retient 3 kWc, suffisant pour une consommation de 3 500 kWh environ.
Production : 3 x 1 343 x 0,95 x 0,94 = 3 598 kWh. Autoconsommation de 50 % grâce à la présence dans la journée : 1 799 kWh consommés (360 €), 1 799 kWh revendus (20 €). Économie : 380 €. Prix 7 500 €, retour simple 20 ans, 21 avec dégradation.
Le meilleur soleil de Vendée ne suffit donc pas à faire un retour court. Et le littoral impose des précautions : embruns, vents d’ouest, visserie inox A4, onduleur à l’abri du sel. En site inscrit ou à proximité d’un monument, l’avis de l’ABF ajoute un mois d’instruction.
Maison de bourg sous ardoise, Fontenay-le-Comte
Ce cas affiche 35 ans de retour, et c’est celui que nous déconseillons. Une maison de ville en pierre, pan sud sous ardoise, occupants absents en journée, consommation modeste. Le centre ancien de Fontenay-le-Comte est en site patrimonial remarquable : avis de l’ABF, deux mois d’instruction. Productible de 1 276 kWh/kWc. On retient 3 kWc et, pour la pose sur ardoise, le haut de la fourchette de prix : 9 000 €.
Production : 3 x 1 276 x 0,95 = 3 637 kWh. Autoconsommation de 35 % : 1 273 kWh consommés (255 €), 2 364 kWh revendus (26 €). Économie : 281 €. Retour simple 32 ans, 35 avec dégradation.
La conclusion est claire : à ce niveau de retour, nous déconseillons. Même avec un pilotage qui monterait l’autoconsommation à 50 %, le retour reste au-delà de 23 ans. Il existe des cas où il vaut mieux isoler, changer de chauffe-eau ou attendre un changement de situation (télétravail, véhicule électrique).
Foyer avec véhicule électrique, Challans
Ce foyer obtient le meilleur retour résidentiel, 16 ans. Un pavillon près de Challans, pan sud dégagé, un foyer avec télétravail, ballon piloté et véhicule électrique rechargé en journée. Productible de 1 283 kWh/kWc. On retient 6 kWc, et une autoconsommation de 50 %, que le véhicule et le ballon rendent crédible. Consommation totale supposée : 6 500 kWh, dont environ 2 000 pour la voiture (la borne n’est pas dans le prix).
Production : 6 x 1 283 x 0,95 = 7 313 kWh. Consommés : 3 657 kWh (732 €). Revendus : 3 656 kWh (40 €). Économie : 772 €. Prix 11 500 €, retour simple 14,9 ans, 16 avec dégradation.
C’est le meilleur des cinq cas résidentiels, et le seul à descendre à 16 ans. Ce résultat tient à la consommation en journée. Une batterie n’a pas été retenue : elle ferait basculer tout le devis à 20 % de TVA, et le calculateur de batterie solaire permet de tester si cela se justifie pour vous.
Stabulation aux Herbiers
La stabulation affiche 13 ans de retour, sur une hypothèse de prix de travail. Une stabulation d’élevage aux Herbiers, toiture à deux pans est et ouest, traite deux fois par jour, tank à lait, ventilation, pompes. Bertrand traite ce type de dossier à part. Productible de 1 240 kWh/kWc. On retient 36 kWc, et une autoconsommation de 60 % (hypothèse de travail : le profil de charge agricole est très variable selon l’exploitation).
Production : 36 x 1 240 x 0,95 x 0,82 = 34 775 kWh. Consommés : 20 865 kWh. Revendus : 13 910 kWh, valorisés au même 1,1 c€ par simplification, puisque le tarif exact au-delà de 9 kWc se vérifie sur l’arrêté S21. Le prix, lui, est une hypothèse de calcul : 1 200 € HT par kWc, soit 43 200 € HT. Il s’agit d’une valeur de travail, sans relevé de prix de marché. Pour l’électricité, on retient 0,1668 €/kWh HT (le tarif TTC de référence sans la TVA de 20 %), puisqu’un exploitant récupère la TVA.
Économie : 3 480 € d’autoconsommation plus 153 € de surplus, soit 3 633 € par an. Retour simple 11,9 ans, 13 avec dégradation. À 1 600 € HT par kWc, il passe à 16 ans environ, d’où une fourchette de 13 à 16 ans. Le bail éventuel, la structure du bâtiment et l’assurance pèsent davantage que le calcul : voir hangar photovoltaïque agricole et panneaux solaires professionnels.
Comment un cas devient le vôtre
Passer d’un cas type à votre toit demande trois relevés que l’on ne devine pas. Le premier est l’ombre : Julien trace un masque d’horizon à partir des mesures de Mathieu (pente au clinomètre, azimut à la boussole) et le confronte à l’horizon de PVGIS, qui gère les reliefs lointains mais pas votre tilleul. Une haie à l’ouest peut retirer davantage au retour final qu’un changement de commune.
Le deuxième est la consommation. Les six cas partent d’un taux d’autoconsommation supposé, parce qu’il le faut. Sur un dossier réel, nous le remplaçons par la courbe de charge de votre compteur Linky, relevée au pas de 30 minutes quand vous avez activé l’enregistrement dans votre espace Enedis : on voit alors si la maison consomme à midi ou seulement le soir, et le chiffre change du tout au tout.
Le troisième est le cadre réglementaire : la fin de la prime et le tarif du surplus viennent de l’arrêté du 1er juin 2026, publié sur Légifrance, et il faut vérifier sur ce même texte le tarif exact d’un projet de 36 kWc comme celui de la stabulation, que nous avons valorisé à 1,1 c€/kWh par simplification.
Aucun de ces cas ne vous engage, mais tous se comparent à un devis réel. Confrontez-les aux prix des panneaux solaires en Vendée, puis, si votre situation en est proche, demandez un rappel : Julien refera le calcul avec vos chiffres. Les métiers de l’équipe sont présentés dans la page du bureau d’étude solaire en Vendée.
Ce qu’il faut retenir de ces six calculs
L’autoconsommation pèse davantage que le soleil dans le retour. Un même toit, deux foyers, deux retours. Le productible de la commune joue pour moins de 10 % d’écart, l’orientation pour 6 à 18 %, mais l’autoconsommation pèse davantage. Les cas qui passent sous 20 ans sont ceux où la consommation suit le soleil : véhicule électrique, ballon piloté, traite et refroidissement du lait en journée.
Votre situation ne ressemble probablement à aucun des six. Pour la chiffrer, lancez le simulateur avec votre commune, ou regardez d’abord la production solaire par commune.
Les questions reçues au bureau d'étude
Ces cas sont-ils de vraies installations ?
Non. Ce sont des dimensionnements types construits avec nos formules et les productibles PVGIS de chaque commune. Ils n'ont rien à voir avec des clients réels et ne valent ni témoignage ni promesse de résultat.
Pourquoi un retour aussi long pour certains cas ?
Parce que sans prime et avec un surplus racheté 1,1 c€/kWh, tout dépend de la part d'électricité consommée sur place. Un toit correct avec une faible autoconsommation peut dépasser 20 ans, et un toit médiocre avec une autoconsommation élevée peut faire mieux.
Le retour est-il toujours supérieur à 15 ans ?
Le cas du foyer avec véhicule électrique tombe à environ 16 ans (14,9 en retour simple). En dessous, il faudrait une autoconsommation très élevée ou un prix inférieur à nos références. Nous ne promettons pas de retour à 8 ou 10 ans.