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- 0,95×
- coefficient de prudence appliqué aux valeurs PVGIS
- 0,2001€/kWh TTC
- tarif réglementé Base 6 kVA, août 2026
- 1,1c€/kWh
- rachat du surplus depuis juin 2026
Quand un site affiche « rentabilisé en 8 ans », la première question est d’où sort le chiffre. La plupart du temps, nulle part : une prime qui n’existe plus, un taux d’autoconsommation rêvé, un prix de l’électricité qui grimpe de 6 % par an sans justification. Nous préférons publier la mécanique et laisser chacun la contester.
Voici la chaîne de calcul complète, dans l’ordre où Julien l’applique à chaque dossier.
La production annuelle
Tout part du productible, c’est-à-dire l’énergie qu’un kWc de panneaux produit sur une année à un endroit donné. Nous le demandons à PVGIS, l’outil de la Commission européenne, sur la base PVGIS-SARAH3, avec 14 % de pertes système (câbles, onduleur, température, encrassement), orientation plein sud, inclinaison 35°, aux coordonnées du centre-bourg.
| Commune | PVGIS brut (kWh/kWc/an) | Retenu, x 0,95 |
|---|---|---|
| Saint-Gilles-Croix-de-Vie | 1 343 | 1 276 |
| Les Sables-d’Olonne | 1 332 | 1 265 |
| Challans | 1 283 | 1 219 |
| Luçon | 1 296 | 1 231 |
| Fontenay-le-Comte | 1 276 | 1 212 |
| La Roche-sur-Yon | 1 266 | 1 203 |
| Les Herbiers | 1 240 | 1 178 |
| Pouzauges | 1 235 | 1 173 |
Le coefficient 0,95 mérite une explication. Les productibles publiés par des opérateurs comme TotalEnergies (1 202 kWh/kWc à La Roche-sur-Yon, 1 228 aux Sables-d’Olonne) se situent environ 5 % sous PVGIS-SARAH3. Nous alignons nos calculs sur cette valeur prudente. Le littoral reçoit plus de soleil que le bocage, de l’ordre de 9 % entre Saint-Gilles et Pouzauges, mais les embruns et les vents d’ouest demandent en contrepartie une visserie inox A4 et un contrôle des fixations.
La production devient : kWc x productible PVGIS x coefficient d’orientation x 0,95. La colonne de droite du tableau contient déjà le 0,95.
Les coefficients d’orientation
Les panneaux plein sud donnent le maximum. Nous appliquons les coefficients suivants au productible plein sud.
| Orientation | Coefficient |
|---|---|
| Sud | 1 |
| Sud-est ou sud-ouest | 0,94 |
| Est-ouest (deux pans) | 0,82 |
| Nord | 0,52 |
Ces coefficients simplifient : la pente de la toiture, qui varie d’un pavillon à une grange, n’est pas modélisée finement. Le simulateur travaille à 35°. Sur un toit plus plat ou plus raide, l’écart reste faible, mais il existe. La visite de Mathieu sert aussi à cela.
L’autoconsommation
C’est l’hypothèse la plus fragile du calcul, et la plus importante. Une part de la production est consommée sur place, au tarif du réseau évité. L’autre part repart sur le réseau à 1,1 c€/kWh. Les taux que nous retenons sont :
- environ 35 % sans pilotage, une maison classique sans automatisme ;
- environ 50 % avec pilotage, par exemple un ballon d’eau chaude qui chauffe à midi, ou un véhicule électrique rechargé en journée ;
- environ 65 % avec une batterie.
Ces taux donnent des ordres de grandeur. Une famille absente de 8 h à 18 h restera sous 35 %, un foyer en télétravail avec un ballon thermodynamique piloté dépassera 50 %. Seule la courbe de charge réelle, relevée sur le compteur Linky, permet d’affiner. Le taux d’autoconsommation (part de la production consommée sur place) n’a d’ailleurs rien à voir avec le taux d’autoproduction (part de votre consommation couverte par vos panneaux), et les deux sont souvent confondus.
L’économie la première année
Deux lignes s’additionnent. Le kWh autoconsommé évite un achat au prix du tarif réglementé de vente, base 6 kVA, soit 0,2001 €/kWh TTC depuis août 2026. Le surplus est racheté 1,1 c€/kWh (0,011 €) dans le cadre du contrat EDF OA, indexé d’environ 2 % par an sur 20 ans.
La formule : économie an 1 = production x taux x 0,2001 + production x (1 moins taux) x 0,011.
Exemple : 6 kWc plein sud à Challans, soit 6 x 1 219 = 7 313 kWh, avec 50 % d’autoconsommation. On obtient 3 657 kWh x 0,2001 = 732 €, plus 3 656 kWh x 0,011 = 40 €, soit 772 € la première année. Notez l’écrasante part de l’autoconsommation : le surplus pèse à peine 5 % du gain. Toute la rentabilité se joue sur ce que vous consommez vous-même.
Le prix, la TVA, la dégradation
Nous partons de prix posés TTC indicatifs : 3 kWc autour de 7 500 € (fourchette 6 000 à 9 000), 6 kWc autour de 11 500 € (10 000 à 13 500), 9 kWc autour de 15 500 € (14 000 à 18 000), batterie de 5 kWh autour de 4 500 €, de 10 kWh autour de 7 500 €. Ces repères centraux ne remplacent pas un devis : le détail est dans le guide des prix. La TVA est de 5,5 % jusqu’à 9 kWc en logement avec un installateur qualifié RGE QualiPV, sans condition d’ancienneté du logement depuis le 1er octobre 2025, selon les critères du BOFiP du 22 octobre 2025. Dès qu’une batterie figure au devis, elle passe à 20 % sur la totalité.
Les panneaux perdent un peu de puissance chaque année. Nous appliquons une dégradation de 0,5 % par an : la production de l’année 10 est ainsi d’environ 95,6 % de celle de l’année 1.
Le calcul du retour
Le retour simple est le prix divisé par l’économie de l’an 1. Notre exemple : 11 500 / 772 = 14,9 ans. Le retour réel, avec dégradation, se calcule en cumulant année après année : il donne ici 16 ans. C’est ce second chiffre que nous affichons. Sans prime depuis le 5 juin 2026, les retours réalistes se situent entre 15 et 19 ans pour la plupart des toitures vendéennes, et plus encore pour un toit mal orienté.
Les sources, une par une
Chaque brique du calcul se vérifie sur une source officielle, citée ici par son nom, avec ses adresses dans l’encadré des sources de la page. Le productible vient de PVGIS, l’outil du Centre commun de recherche de la Commission européenne : vous pouvez y saisir l’adresse, choisir la base de rayonnement, régler l’inclinaison et l’orientation, et charger un profil d’horizon pour les reliefs lointains. Nous ne remplaçons pas cet horizon par une estimation d’ombrage à l’œil : les ombres proches (haie, cheminée, pignon) sont relevées à part sur le terrain, au clinomètre et à la boussole, puis intégrées par Julien. Pour le contexte général, voyez à propos de notre bureau d’étude.
Les coefficients d’orientation viennent eux aussi de PVGIS. Interrogé pour La Roche-sur-Yon, il donne 94 % du plein sud pour un sud-est ou un sud-ouest à 30°, 82 % pour un est-ouest à 20° et 52 % pour un plein nord à 35°, valeurs que nous avons arrondies dans le tableau ci-dessus.
Le tarif du surplus et la fin de la prime viennent de l’arrêté du 1er juin 2026, que l’on peut lire sur Légifrance. Le taux de TVA et ses conditions sont détaillés dans le BOFiP, et l’installateur qui s’y conforme se repère sur l’annuaire des professionnels RGE de France Rénov’. Le prix de l’électricité est celui du tarif réglementé de vente, dont les barèmes sont publiés par la Commission de régulation de l’énergie.
Reste la courbe de charge. Un compteur Linky enregistre par défaut une mesure horaire en local ; l’enregistrement au pas de 30 minutes se consulte dans l’espace client d’Enedis, avec votre accord explicite. C’est la seule donnée qui remplace une hypothèse d’autoconsommation par un constat, et nous vous la demanderons si votre dossier avance.
Ce que l’estimation ne sait pas faire
Une estimation ne remplace pas une étude. Elle ne voit pas l’ombre du tilleul voisin, l’état réel de la charpente, le tableau électrique qu’il faudra peut-être refaire, ni le devis précis de l’installateur, qui s’écartera du prix médian dans les deux sens. Elle ne prévoit pas non plus l’évolution des tarifs, le remplacement de l’onduleur entre 10 et 15 ans, ni votre mode de vie dans dix ans.
Retenez qu’un résultat du simulateur est une fourchette de plus ou moins 15 % sur le prix et de plusieurs points sur l’autoconsommation. Pour comparer les situations réelles, regardez les cas types chiffrés. Pour votre toit, le simulateur de panneaux solaires en Vendée applique exactement ces formules, et Julien présente son travail dans la page du bureau d’étude solaire en Vendée. Les productibles par commune sont détaillés dans la page production solaire par commune en Vendée. Si vous voulez que Julien refasse le calcul sur vos factures réelles, demandez un rappel gratuit.
Les questions reçues au bureau d'étude
D'où viennent vos chiffres de production ?
De PVGIS, l'outil de la Commission européenne, interrogé sur la base PVGIS-SARAH3 avec des pertes système de 14 %, plein sud, inclinaison 35°, au centre-bourg de chaque commune. Nous retenons ensuite 95 % de cette valeur par prudence.
Pourquoi retenez-vous 95 % de la valeur PVGIS ?
Parce que les productibles publiés par des opérateurs comme TotalEnergies se situent environ 5 % sous PVGIS-SARAH3 pour La Roche-sur-Yon et Les Sables-d'Olonne. Mieux vaut annoncer moins et constater plus que l'inverse.
Votre calcul intègre-t-il la hausse du prix de l'électricité ?
Pas dans le calcul de base, qui garde 0,2001 €/kWh constant. C'est volontairement prudent. Le simulateur permet d'ajouter une indexation pour voir l'effet, mais le chiffre affiché par défaut n'en contient aucune.
Quelle marge d'erreur sur le retour sur investissement ?
Importante : comptez au moins plus ou moins 15 % sur le prix et plusieurs points sur le taux d'autoconsommation. Un retour de 17 ans désigne en pratique une fourchette. Toute promesse de retour à l'année près est de la communication.
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