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- 4 500€
- batterie de 5 kWh posée, TTC, à 20 % de TVA
- 20%
- de TVA sur tout le devis dès qu'une batterie y figure
- 65%
- d'autoconsommation avec batterie, contre 35 % sans
Un couple de retraités près de Fontenay-le-Comte voulait absolument une batterie : « au moins on ne donnera plus rien à EDF ». On leur a montré leur courbe de charge sur le compteur Linky. Leur consommation tombait à 300 W entre 20 h et 6 h, et les gros usages (four, lave-linge, ballon) se passaient entre 11 h et 15 h. Une batterie de 10 kWh aurait été pleine tous les soirs et à moitié vide le matin. Ils ont gardé leurs 7 500 € et ont fait piloter le ballon.
Dans d’autres foyers, la batterie a du sens. Ce cas illustre la question que presque aucun vendeur de batterie ne pose en premier : qu’est-ce que vous consommez quand le soleil est couché ?
Quand une batterie est utile, et quand elle ne l’est pas
Une batterie n’est utile que pour un profil précis : soirées chargées, gros surplus de journée ou besoin de secours. Sur un projet classique de logement, une installation sans batterie autoconsomme environ 35 % de sa production. Avec un pilotage des usages (ballon, véhicule électrique), on monte vers 50 %. Avec une batterie, l’ordre de grandeur est de 65 %. Le gain de 15 points est réel, mais il coûte cher, et il se calcule.
Une batterie a du sens dans trois situations. La première est celle d’un foyer qui consomme beaucoup le soir et la nuit : famille avec enfants, télétravail décalé, chauffage ou pompe à chaleur qui tourne le soir. La deuxième est celle d’une installation qui produit largement plus que la consommation de jour, où le surplus vendu 1,1 c€/kWh représente une perte face à un kWh acheté à 0,2001 € TTC. La troisième est le besoin de secours : coupures fréquentes, logement isolé, équipement médical. Dans ce dernier cas, le mode backup, qui n’existe pas sur toutes les batteries, pèse plus lourd que le calcul de rentabilité.
À l’inverse, une batterie n’apporte presque rien à un foyer absent en journée mais sobre la nuit, ou à une installation déjà bien dimensionnée sur la consommation diurne. Et elle est presque toujours décevante en hiver : en Vendée, décembre produit peu, la batterie se charge à moitié et se vide tôt.
Combien coûte une batterie solaire en Vendée
Une batterie de 5 kWh coûte environ 4 500 € posée, une 10 kWh environ 7 500 €, TTC. Les fourchettes sont larges et le marché baisse vite. Ce sont les chiffres les moins stables de ce site, nous les révisons régulièrement. Le tableau donne le prix posé, TTC, avec 20 % de TVA.
| Capacité | Prix posé TTC (central) | Fourchette | Prix au kWh installé |
|---|---|---|---|
| 5 kWh | environ 4 500 € | 3 500 à 6 500 € | environ 900 €/kWh |
| 10 kWh | environ 7 500 € | 6 000 à 10 500 € | environ 750 €/kWh |
Le matériel se facture généralement entre 700 et 1 200 € par kWh, plus 1 000 à 2 000 € de pose et de mise en service. Les batteries modernes utilisent majoritairement la chimie LFP (lithium fer phosphate), plus stable thermiquement et plus durable en cycles que les anciennes références NMC. La garantie habituelle est de dix ans, avec une capacité résiduelle minimale en fin de garantie.
Attention à la capacité annoncée : il faut distinguer la capacité nominale de la capacité utile. Une batterie vendue « 5 kWh » peut n’en restituer que 4,5 à 5 selon la profondeur de décharge autorisée. Comparez toujours sur la capacité utile, sur le rendement aller-retour et sur la garantie en nombre de cycles, en plus du prix.
Lire une fiche technique sans se faire avoir
Trois lignes comptent, et la première n’est pas celle que le vendeur met en avant. La capacité utile, en kWh, découle de la profondeur de décharge (DoD) autorisée : toutes les références ne donnent pas accès à 100 % de leur capacité nominale. La deuxième est la puissance de décharge continue, en kW. Une batterie de 5 kWh qui ne délivre que 2,5 kW ne fera pas tourner en même temps le four, la bouilloire et le lave-vaisselle à 19 h : le complément sera tiré sur le réseau et une partie de la capacité restera inemployée. Un foyer équipé d’une pompe à chaleur ou d’une borne de recharge regarde cette ligne avant la capacité.
La troisième est le rendement aller-retour. Chaque charge puis décharge perd quelques pourcents, souvent annoncés autour de 90 à 95 % pour les références LFP courantes, donc 5 kWh stockés en restituent un peu moins. Et la garantie de dix ans s’accompagne presque toujours d’un plafond, en nombre de cycles ou en énergie cumulée, et d’une capacité résiduelle minimale en fin de garantie. Cette clause fixe ce que vous pouvez réclamer. Pour le reste du cadre contractuel, voir garanties et assurances en photovoltaïque.
L’effet de la TVA à 20 % : le coût caché de la batterie
Une batterie au devis fait passer tout le devis à 20 % de TVA, et les devis minimisent ce point. Une installation jusqu’à 9 kWc en logement bénéficie de la TVA à 5,5 % si elle remplit les conditions fixées par le BOFiP (détaillées sur la page des aides pour panneaux solaires en Vendée). Mais dès qu’une batterie y figure, et qu’elle n’est pas accessoire, le taux de 20 % s’applique à l’ensemble du devis : panneaux, onduleur, pose. Les montages en deux devis ou deux sociétés du même groupe sont requalifiables.
Faisons le calcul sur une 6 kWc à 11 500 € TTC avec TVA à 5,5 %. Le hors-taxe est d’environ 10 900 €. À 20 %, la même installation revient à près de 13 100 €, soit environ 1 600 € de plus, avant même d’avoir acheté la batterie. Le coût réel d’une batterie de 5 kWh à 4 500 € s’établit donc autour de 6 100 €, chiffre à comparer au gain. Notre article sur la batterie solaire et la TVA à 20 % détaille ce mécanisme.
Conseil de pro : demandez toujours deux devis comparables, un avec batterie, un sans, émis par le même installateur. Comparez le total TTC. La différence entre les deux totaux donne le coût réel.
Dimensionner : 5 kWh ou 10 kWh ?
Pour la plupart des foyers, 5 kWh suffisent, et 10 kWh se réservent aux gros consommateurs du soir et de la nuit. Le dimensionnement se fait dans cet ordre : consommation de la soirée et de la nuit, surplus disponible dans la journée, puis capacité. Une batterie trop grande ne sera jamais pleine, une batterie trop petite sera pleine à 15 h et laissera le surplus partir sur le réseau.
Pour un foyer qui consomme 5 à 7 kWh entre la fin de l’après-midi et le lendemain matin, 5 kWh couvrent déjà l’essentiel. 10 kWh se justifient pour un foyer dont la consommation nocturne dépasse 8 à 10 kWh, avec une pompe à chaleur, une recharge de véhicule le soir ou un chauffage électrique. Et il faut que l’installation produise assez : sur une 3 kWc, une batterie de 10 kWh ne se remplira qu’en été.
Faisons un ordre de grandeur de rentabilité, avec une hypothèse à 250 cycles utiles par an, soit l’essentiel de la saison ensoleillée. Une batterie de 5 kWh déplace alors environ 1 100 kWh vers le soir, à une économie nette de 0,189 € par kWh (0,2001 € évité moins 0,011 € de revente perdue), soit environ 210 € par an. Une batterie de 10 kWh, avec assez de surplus, peut déplacer environ 2 200 kWh, soit environ 420 € par an. Rapportés à un coût réel d’environ 6 100 € pour 5 kWh et 9 100 € pour 10 kWh, surcoût de TVA compris, le retour dépasse largement les dix ans de garantie. Ce sont des hypothèses : votre courbe de charge peut faire mieux ou moins bien, et le calculateur de batterie solaire permet de tester votre cas.
Les choix techniques qui comptent
Trois détails conditionnent la compatibilité et le coût. L’onduleur hybride gère panneaux et batterie dans un seul boîtier, il coûte plus cher qu’un onduleur string classique mais prépare l’installation à une batterie future. Le couplage, côté continu ou côté alternatif, détermine le rendement et la possibilité d’ajouter une batterie à une installation existante. Enfin, le Consuel délivre un visa différent selon qu’il y a stockage ou non, ce qui s’anticipe dans le dossier.
Sur une installation neuve, le couplage continu (DC) avec un onduleur hybride limite les conversions et donne le meilleur rendement. Sur une installation existante, une batterie couplée côté alternatif (AC), avec son propre onduleur, s’ajoute sans toucher à l’onduleur en place, au prix d’une conversion de plus. Autre piège de compatibilité : les batteries se répartissent entre basse tension (autour de 48 V) et haute tension, et le dialogue entre la batterie et l’onduleur passe par le BMS, dont le protocole n’est pas standardisé d’une marque à l’autre. Acheter une batterie d’un fabricant et un onduleur d’un autre est la mauvaise surprise classique. Le comparatif des panneaux et des onduleurs détaille les familles d’onduleurs.
Reste l’emplacement. Il se choisit selon la fiche du fabricant (plage de température, humidité, dégagements) et selon les guides UTE de la série C 15-712, dont une partie traite du stockage. Le garage non chauffé d’une longère proche du marais n’est pas forcément le bon endroit, certains modèles limitant la charge à basse température.
Le mode secours demande une attention particulière. Une batterie standard s’arrête lors d’une coupure réseau, par sécurité. Pour alimenter une partie de la maison pendant une panne, il faut un onduleur et un câblage prévus pour ça, ce qui ajoute un surcoût.
Les alternatives à étudier avant d’acheter une batterie
Deux solutions beaucoup moins chères sont à calculer avant d’engager 4 500 € : le ballon piloté et le véhicule électrique. La plus simple est le pilotage du ballon d’eau chaude. Un ballon de 200 litres chauffé de 15 à 60 °C absorbe environ 10 kWh de chaleur : soit le stockage d’une batterie de 10 kWh, sans batterie. Un routeur solaire ou un système de pilotage envoie le surplus directement dans la résistance ou la pompe à chaleur du ballon thermodynamique. La TVA à 5,5 % n’est pas remise en cause, puisque c’est précisément ce que fait le système gestionnaire d’énergie exigé pour la TVA réduite. Notre article sur le pilotage du ballon d’eau chaude avec le surplus solaire explique les montages.
La deuxième est la recharge du véhicule électrique. Sa batterie est de cinq à dix fois plus grosse qu’une batterie domestique. Si la voiture est à la maison en journée, c’est le stockage le plus rentable qui soit. Le cas est plus délicat si elle part le matin et rentre le soir : la recharge se fait alors hors production.
| Solution | Capacité de stockage | Coût indicatif | TVA de l’installation |
|---|---|---|---|
| Pilotage du ballon | environ 10 kWh (200 L) | faible comparé à une batterie | 5,5 % conservée |
| Véhicule électrique | 40 à 80 kWh, si présent en journée | borne IRVE à prévoir | 5,5 % conservée |
| Batterie 5 kWh | 5 kWh utiles | environ 4 500 € | 20 % sur tout |
| Batterie 10 kWh | 10 kWh utiles | environ 7 500 € | 20 % sur tout |
Et la batterie virtuelle ?
Elle séduit parce qu’elle évite l’investissement matériel : le surplus injecté est crédité chez un fournisseur et restitué plus tard. Mais il n’y a pas de stockage physique, et les offres diffèrent beaucoup : abonnement mensuel, plafond de capacité, durée de validité des crédits, compatibilité avec le contrat EDF OA. Il faut lire le détail de chaque offre avant de comparer, et refaire le calcul avec les conditions réelles. Nous ne recommandons aucune offre en particulier : ce marché évolue vite.
Notre avis sur la batterie
Dans un projet de panneaux solaires en Vendée, et en particulier sur un logement, la batterie vient rarement en premier. Le déroulé d’un chantier, batterie ou non, est décrit dans l’installation de panneaux solaires en Vendée. On commence par dimensionner au plus juste, piloter le ballon, décaler les usages. La batterie vient ensuite, si un besoin de soirée subsiste ou si le secours compte. C’est aussi ce qui explique que nous déconseillons parfois : une étude peut conclure que la batterie ne se justifie pas sur votre profil.
Pour voir l’effet d’un stockage sur votre propre consommation, utilisez le simulateur de panneaux solaires en Vendée en mode batterie, puis comparez avec les prix des panneaux solaires en Vendée sans stockage. Nous vous rappelons ensuite pour une étude gratuite, sans engagement, et la pose est confiée à un installateur partenaire qualifié RGE QualiPV.
Les questions reçues au bureau d'étude
Une batterie solaire est-elle rentable ?
Rarement sur la seule économie d'électricité. Une batterie de 5 kWh déplace environ 1 000 à 1 200 kWh par an vers la soirée, soit quelques centaines d'euros au prix actuel du kWh, pour un coût de 4 500 € posée, auquel s'ajoute le surcoût de TVA sur le reste du devis. Elle se justifie surtout par un besoin de secours ou un profil de consommation très décalé.
Quelle capacité de batterie pour une maison ?
La capacité se cale sur ce que vous consommez entre la fin de l'ensoleillement et le lendemain matin. Pour beaucoup de foyers, 5 kWh suffisent, 10 kWh sont à réserver aux gros consommateurs du soir et de la nuit. Regardez votre courbe de charge sur le compteur Linky avant de choisir.
Quels sont les inconvénients d'une batterie solaire ?
Un prix élevé rapporté au gain, une TVA à 20 % appliquée à tout le devis, une durée de vie limitée en nombre de cycles, une perte de quelques pourcents à chaque charge et décharge, et un encombrement à prévoir. Sans mode secours prévu, elle s'arrête en cas de coupure du réseau.
La batterie change-t-elle la TVA de mon installation ?
Oui, c'est le point le plus coûteux. Dès qu'une batterie figure au devis, la TVA à 20 % s'applique à l'ensemble de l'installation, panneaux compris. Sur une 6 kWc à 11 500 € TTC avec TVA à 5,5 %, cela représente environ 1 600 € de plus.
Vaut-il mieux une batterie ou un ballon d'eau chaude piloté ?
Pour la plupart des foyers équipés d'un ballon électrique, le pilotage du ballon est la première étape : il stocke la chaleur au lieu de l'électricité, sans changer le taux de TVA. Un ballon de 200 litres absorbe environ 10 kWh de chaleur. La batterie vient après, si un besoin subsiste.
Que penser des batteries virtuelles ?
Elles ne stockent rien physiquement : votre surplus est crédité chez un fournisseur et restitué plus tard, sous forme d'énergie ou de crédit. Les conditions varient d'un fournisseur à l'autre (abonnement, plafonds, durée de validité). Lisez-les avec prudence, car l'économie dépend du détail du contrat.
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