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- 1 235 à 1 343kWh/kWc/an
- productible PVGIS, du bocage au littoral
- 8%
- écart de production entre Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Pouzauges
- 0,95coefficient
- prudence appliquée dans notre simulateur
Un écart de 8 % entre la côte et le bocage
Entre Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Pouzauges, un même kWc produit environ 8 % de plus au bord de l’océan. La Vendée n’est pas un département où l’ensoleillement varie du simple au double. Entre Saint-Gilles-Croix-de-Vie, au bord de l’océan, et Pouzauges, dans le bocage à l’est, l’écart de production d’un même panneau est d’environ 8 %. C’est l’ordre de grandeur que l’on retient, et il conduit à une conclusion qui surprend parfois : le choix de la commune pèse peu face à l’orientation du toit, à l’ombrage et au profil de consommation.
La carte ci-dessus affiche douze communes et le tableau reprend leurs valeurs. Le productible est l’énergie qu’un kWc produit sur une année. La colonne PVGIS est la valeur brute de l’outil de la Commission européenne (plein sud, inclinaison 35°). La colonne « retenu » applique notre coefficient de prudence de 0,95, celui du simulateur.
| Commune | Secteur | PVGIS (kWh/kWc/an) | Retenu ×0,95 | Production 3 kWc | Production 6 kWc |
|---|---|---|---|---|---|
| Saint-Gilles-Croix-de-Vie | Littoral | 1 343 | 1 276 | 3 830 kWh | 7 660 kWh |
| Les Sables-d’Olonne | Littoral | 1 332 | 1 265 | 3 800 kWh | 7 590 kWh |
| Noirmoutier | Île | 1 319 | 1 253 | 3 760 kWh | 7 520 kWh |
| Île d’Yeu | Île | 1 307 | 1 242 | 3 730 kWh | 7 450 kWh |
| Luçon | Plaine sud | 1 296 | 1 231 | 3 690 kWh | 7 390 kWh |
| Challans | Marais et plaine | 1 283 | 1 219 | 3 660 kWh | 7 310 kWh |
| Fontenay-le-Comte | Plaine sud-est | 1 276 | 1 212 | 3 640 kWh | 7 270 kWh |
| La Roche-sur-Yon | Centre | 1 266 | 1 203 | 3 610 kWh | 7 220 kWh |
| Les Essarts | Centre | 1 259 | 1 196 | 3 590 kWh | 7 180 kWh |
| Montaigu | Bocage nord | 1 247 | 1 185 | 3 560 kWh | 7 110 kWh |
| Les Herbiers | Bocage nord-est | 1 240 | 1 178 | 3 530 kWh | 7 070 kWh |
| Pouzauges | Bocage est | 1 235 | 1 173 | 3 520 kWh | 7 040 kWh |
Productible plein sud, inclinaison 35°, pertes système de 14 % (PVGIS-SARAH3). Productions arrondies à la dizaine de kWh.
Irradiation, productible, performance ratio : trois notions à ne pas confondre
L’irradiation mesure la lumière reçue, le productible l’électricité produite par kWc, le performance ratio la qualité de l’installation. Les sites de solaire mélangent volontiers ces trois mots, et le lecteur en tire des calculs faux. L’irradiation est l’énergie solaire reçue sur un mètre carré, en kWh/m² par an : il s’agit de lumière, que les modules convertissent ensuite en électricité. Le productible est l’énergie électrique qu’un kWc de modules en tire, en kWh/kWc par an, après les pertes. Le performance ratio, enfin, est le rapport entre l’énergie réellement livrée par l’installation et celle qu’elle livrerait si elle fonctionnait toujours dans les conditions d’essai normalisées : c’est un indicateur de qualité, qui résume les pertes.
Les trois se relient par une formule simple : production (kWh) = puissance (kWc) × irradiation sur le plan des modules (kWh/m²) × performance ratio. Nous ne vous demandons pas de la refaire, le tableau ci-dessus contient déjà ce calcul pour chaque commune, avec les pertes système de 14 % que PVGIS propose par défaut (câblage, onduleur, poussière) et les pertes dues à la température, calculées à part. Retenez surtout qu’un productible ne se compare qu’à un autre productible, à orientation et inclinaison égales.
Pourquoi deux sources donnent deux chiffres
Notre tableau et celui d’un installateur ou d’un énergéticien diffèrent de quelques pour cent, pour trois raisons. La base de données d’abord : PVGIS-SARAH3 s’appuie sur des images satellitaires et renvoie une moyenne sur de nombreuses années, alors que d’autres acteurs utilisent d’autres bases. Les pertes système ensuite, que chacun règle à sa façon. Le point géographique enfin : nous interrogeons l’outil aux coordonnées du centre-bourg, et une maison à la périphérie peut différer de quelques kWh.
Ce désaccord explique notre coefficient de 0,95. Des sources commerciales publiques donnent 1 202 kWh par kWc pour La Roche-sur-Yon, là où notre valeur retenue est de 1 203 : le coefficient ramène PVGIS au niveau de ce que les professionnels annoncent, ce qui évite de promettre plus qu’eux. Gardez aussi en tête qu’une année donnée s’écarte de la moyenne : un été maussade retire plusieurs pour cent à la production annuelle, un été éclatant en ajoute. Une installation se juge sur plusieurs années.
Corriger selon l’orientation de votre toit
Le tableau suppose un toit plein sud à 35°, ce qui est rare. La plupart des maisons vendéennes ont un faîtage orienté est-ouest, des pans orientés nord et sud, ou un lotissement aligné sans logique solaire. Il faut donc corriger par un coefficient.
| Orientation du pan | Coefficient |
|---|---|
| Sud | 1 |
| Sud-est ou sud-ouest | 0,94 |
| Est et ouest (deux pans) | 0,82 |
| Nord | 0,52 |
Prenons une maison aux Herbiers avec un pan orienté sud-ouest. Le productible retenu est de 1 178 kWh par kWc. Appliqué à l’orientation sud-ouest, il devient 1 178 × 0,94, soit environ 1 107 kWh par kWc. Pour 6 kWc, cela donne environ 6 640 kWh par an. À l’inverse, un toit sud-ouest aux Sables-d’Olonne produit 1 265 × 0,94, soit environ 1 189 kWh par kWc : un peu plus qu’un toit plein sud à Pouzauges (1 173). L’orientation peut donc effacer l’avantage géographique du littoral.
Ce que le tableau ne dit pas : ombre, pente et vieillissement
Les chiffres sont des moyennes annuelles sur un site dégagé. PVGIS sait calculer l’horizon lointain à partir du relief, mais il ne voit ni la haie, ni le chêne, ni la grange du voisin, souvent décisifs dans le bocage où les ombres sont longues en hiver. Un relevé d’horizon sur place, que Julien réalise en étude, corrige ce que la base de données ignore. La pente compte aussi : un toit à faible pente, fréquent avec la tuile canal (la tuile dite « tige de botte »), s’écarte des 35° de référence. À 15° plein sud, on reste à 94 % du meilleur cas.
Autre limite, dans le temps cette fois. Les valeurs concernent des modules neufs. Avec une dégradation annuelle de l’ordre de 0,4 à 0,5 %, il reste après vingt ans environ 90 à 92 % de la production d’origine, hors panne ou ombre nouvelle. Certains modules perdent un peu plus dès les premières semaines d’exposition, un phénomène appelé LID, et nous y revenons dans le comparatif des panneaux et des onduleurs.
Le littoral, lui, est le plus productif mais pose d’autres questions : embruns et corrosion, vents d’ouest, secteurs ABF dans les centres anciens. Nos pages sur le solaire en littoral vendéen et sur le solaire dans le bocage vendéen détaillent les contraintes de chaque secteur. Pour les deux villes les plus demandées, voyez panneaux solaires à La Roche-sur-Yon et panneaux solaires aux Sables-d’Olonne. L’ensemble du territoire figure dans les zones d’intervention en Vendée.
De la production au gain
Un kWh produit n’a pas la même valeur selon qu’il est consommé chez vous (0,2001 € économisés) ou envoyé au réseau (0,011 € rachetés). Le productible seul ne dit donc pas si un projet est rentable : il faut le croiser avec votre consommation de journée. C’est ce que fait le simulateur, qui reprend les valeurs du tableau ci-dessus pour votre commune et votre toit, puis chiffre le taux d’autoconsommation, le gain annuel et le délai de retour. Saisissez votre commune dans le simulateur de panneaux solaires en Vendée : vous obtiendrez la production pour votre commune, sans avoir à refaire ces calculs à la main.
Pour voir ce que coûte une production de 3 ou 6 kWc, le guide des prix des panneaux solaires en Vendée donne les fourchettes posées. Les autres calculs du site sont regroupés dans la rubrique outils et simulateurs solaires.
Les questions reçues au bureau d'étude
Quelle est la commune la plus productive de Vendée pour le solaire ?
Parmi nos douze communes repères, Saint-Gilles-Croix-de-Vie arrive en tête avec 1 343 kWh par kWc et par an selon PVGIS, plein sud à 35°. Pouzauges clôt le classement avec 1 235. L'écart, d'environ 8 %, est réel mais reste modeste face à l'effet de l'orientation.
Ma commune n'est pas dans le tableau, que faire ?
Prenez la commune repère la plus proche en distance et en exposition (littoral, plaine, bocage) : l'écart sera de quelques pour cent. Le simulateur, lui, affine selon la commune que vous saisissez, ou propose « autre ».
Quelle est la différence entre irradiation et productible ?
L'irradiation est l'énergie solaire reçue par mètre carré, en kWh/m² par an. Le productible est l'énergie électrique qu'un kWc de panneaux en tire, en kWh/kWc par an, une fois les pertes système déduites. C'est le productible qui sert à calculer la production d'une installation.
Les panneaux produisent-ils autant au bout de 20 ans ?
Non, ils dégradent lentement : de l'ordre de 0,4 à 0,5 % de puissance en moins chaque année selon les modules. Après 20 ans, il reste donc environ 90 à 92 % de la production d'origine, hors panne ou ombre nouvelle. Les valeurs du tableau concernent des modules neufs.
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