Sur cette page
- Ce que vous renseignez, ce que l’outil en fait
- La méthode, ligne par ligne
- Les hypothèses à connaître
- Comment lire le résultat
- D’où viennent les kWh : PVGIS, irradiation et pertes système
- La production mois par mois : le graphique à regarder en premier
- Facture, surface et ratio DC/AC : dimensionner sans se tromper de chiffre
- Les limites de l’estimation
- 1 235 à 1 343kWh/kWc/an
- productible PVGIS en Vendée, plein sud à 35°
- 15 à 19ans
- retour sur investissement honnête, sans prime
- 0,95coefficient
- prudence appliquée à la production PVGIS
Ce que vous renseignez, ce que l’outil en fait
Le simulateur demande le type de maison, la commune, l’orientation, la surface et la facture, puis calcule production et gain. Il commence par le type de maison : pavillon, longère, maison de bourg ou maison du littoral. Ce choix annonce les points que Mathieu vérifiera en visite technique : le règlement de lotissement et la pente simple d’un pavillon, la charpente ancienne et la tuile canal d’une longère, l’ardoise et le périmètre ABF d’une maison de bourg, les embruns et les rafales d’ouest d’une maison du littoral. Vient ensuite la commune, à choisir parmi les douze relevées (de Saint-Gilles-Croix-de-Vie à Pouzauges) ou « autre » si la vôtre n’y figure pas, puis l’orientation du toit, la surface disponible et votre facture d’électricité mensuelle.
Deux options changent le scénario. Le pilotage d’un ballon d’eau chaude ou d’une voiture électrique fait passer l’autoconsommation à 50 %, contre environ 35 % sans pilotage. La batterie la porte à 65 %, mais elle bascule tout le devis à 20 % de TVA. Un curseur règle enfin la hausse annuelle du prix de l’électricité, positionné par défaut sur 3 % par an.
Ce que vous voyez tout de suite : la puissance conseillée, la production annuelle et la production mois par mois. Ce qui se débloque après vos coordonnées : le prix, la TVA applicable, le délai de retour et le gain cumulé sur 20 ans. C’est à ce stade que Julien, notre chargé d’études, reprend le dimensionnement avec vous.
La méthode, ligne par ligne
Elle tient en quelques lignes que vous pouvez refaire à la calculatrice.
Production annuelle = puissance (kWc) × productible de la commune × coefficient d’orientation × 0,95.
Le productible vient de PVGIS, l’outil de la Commission européenne, pour un module plein sud incliné à 35°. En Vendée, il varie de 1 235 à 1 343 kWh par kWc et par an, du bocage au littoral. Le coefficient d’orientation corrige selon votre toit : 1 au sud, 0,94 au sud-est ou au sud-ouest, 0,82 en est-ouest, 0,52 plein nord. Le 0,95 est notre marge de prudence : PVGIS affiche des valeurs un peu plus hautes que les sources commerciales, et nous préférons que la production réelle dépasse l’estimation plutôt que l’inverse.
Gain annuel = énergie autoconsommée × 0,2001 € + surplus × 0,011 €.
Le prix de 0,2001 € correspond au kWh du tarif réglementé de base 6 kVA depuis août 2026 (TTC). Le surplus est racheté 1,1 centime par kWh dans le contrat EDF OA. Ce rachat est si faible que l’économie réelle vient de ce que vous ne payez plus au fournisseur. Le curseur de hausse s’applique à ce prix du kWh évité, année après année.
Délai de retour = prix TTC de l’installation ÷ gain, cumulé dans le temps. Avec le curseur à 0 %, c’est le prix divisé par le gain de la première année.
TVA : 5,5 % jusqu’à 9 kWc en logement, sans batterie ; 20 % sur tout le devis dès qu’une batterie figure dans le projet.
Les hypothèses à connaître
Trois hypothèses pèsent lourd sur le résultat. La première est le taux d’autoconsommation : environ 35 % sans pilotage, 50 % avec ballon d’eau chaude ou voiture électrique pilotés, 65 % avec batterie. Ces valeurs sont des moyennes, votre taux réel dépend de vos horaires. Une maison vide en journée autoconsomme moins qu’un foyer en télétravail ou retraité.
La deuxième est le prix de l’installation, issu de fourchettes constatées en 2026 : environ 7 500 € pour 3 kWc, 11 500 € pour 6 kWc, 15 500 € pour 9 kWc. Votre devis sera plus cher ou moins cher selon le toit et l’onduleur. La page sur les prix des panneaux solaires en Vendée détaille ces écarts.
La troisième est l’évolution du prix de l’électricité. Personne ne connaît la trajectoire des tarifs sur vingt ans : à 0 %, vous voyez le cas prudent, à 3 %, le cas du réglage par défaut. Regardez les deux, l’écart vous dit à quel point votre projet dépend de ce pari. L’outil ne compte aucune prime : elle est supprimée pour les dossiers déposés depuis le 5 juin 2026, comme expliqué sur la page des aides aux panneaux solaires.
Comment lire le résultat
Le résultat à retenir est un retour de 15 à 19 ans sans prime. Voici trois cas chiffrés à La Roche-sur-Yon, plein sud, avec le curseur de hausse réglé sur 0 %. Ils montrent le mécanisme qui étonne souvent : plus l’installation est grande, plus le taux d’autoconsommation baisse, et plus le retour s’allonge.
| Projet | Production annuelle | Autoconsommation | Gain annuel | Prix central | Retour |
|---|---|---|---|---|---|
| 3 kWc | environ 3 610 kWh | 60 % | environ 449 € | 7 500 € | environ 17 ans |
| 6 kWc | environ 7 220 kWh | 45 % | environ 694 € | 11 500 € | environ 17 ans |
| 9 kWc | environ 10 830 kWh | 35 % | environ 835 € | 15 500 € | environ 19 ans |
Retenez surtout la fourchette : un retour de 15 à 19 ans est le cadre honnête depuis la suppression de la prime. Si un simulateur ou un commercial vous annonce 8 ans, demandez-lui ses hypothèses. Le nôtre n’a pas vocation à vous convaincre : si votre toit est plein nord, ombragé ou si votre consommation de journée est faible, il vous montrera un projet peu rentable, et nous vous le dirons.
D’où viennent les kWh : PVGIS, irradiation et pertes système
PVGIS (Photovoltaic Geographical Information System) est l’outil gratuit du Centre commun de recherche de la Commission européenne. Sa base de rayonnement pour l’Europe, PVGIS-SARAH3, s’appuie sur des observations satellitaires : elle donne l’irradiation, c’est-à-dire l’énergie solaire reçue par mètre carré, en kWh/m² par an. Le productible en kWh/kWc est ce qui reste de cette énergie une fois le module, le câblage et l’onduleur passés.
Entre la lumière reçue et le courant qui sort de l’onduleur, il y a des pertes. PVGIS calcule à part celles dues à la température et à la réflexion sous faible incidence, puis propose 14 % de « pertes système » par défaut pour le reste : câbles, conversion de l’onduleur, poussière. Le rapport entre l’énergie réellement livrée et celle qu’un module produirait s’il travaillait toujours dans les conditions d’essai normalisées s’appelle le performance ratio. Nous ne vous demandons pas de le calculer, mais c’est l’indicateur qu’on surveille pour repérer une dérive : à météo comparable, un performance ratio qui baisse d’une année sur l’autre signale une ombre nouvelle, une salissure ou un onduleur qui déraille.
Un dernier paramètre ne figure pas dans les formulaires mais compte sur un toit vendéen un après-midi de juillet : le coefficient de température. Un module cristallin perd de la puissance quand il chauffe, de l’ordre de 0,3 à 0,4 % par degré au-dessus de 25 °C selon le modèle (la valeur est sur la fiche technique). Des cellules à 60 °C, ce qui arrive par grand beau temps sous des tuiles, donnent donc 10 à 14 % de puissance instantanée en moins. Cet effet est déjà intégré dans le productible PVGIS, vous ne le retirez pas une seconde fois.
La production mois par mois : le graphique à regarder en premier
Le graphique mensuel en dit plus que le total annuel. Un toit vendéen produit en juin nettement plus qu’en décembre, alors que la consommation d’une maison chauffée à l’électricité ou par pompe à chaleur suit la courbe inverse. C’est pour cela que deux notions doivent rester distinctes : le taux d’autoconsommation, part de ce que vous produisez que vous consommez sur place, et le taux d’autoproduction, part de ce que vous consommez que vos panneaux couvrent. Une installation peut afficher 60 % de l’un et 25 % de l’autre. Un vendeur qui annonce « 70 % de couverture » sans préciser lequel des deux parle d’un chiffre flatteur qui ne dit rien de l’usage réel.
Regardez aussi la courbe de charge de votre compteur, que Linky conserve si vous l’y autorisez : elle dit à quelle heure vous consommez. Le milieu de journée, quand le soleil est au plus haut, est justement le moment où beaucoup de foyers sont absents. Décaler le ballon d’eau chaude ou la recharge de la voiture vers ces heures est la manière la plus économique de gagner des points d’autoconsommation, comme l’explique l’article sur le pilotage du ballon d’eau chaude avec le surplus solaire.
Facture, surface et ratio DC/AC : dimensionner sans se tromper de chiffre
La facture mensuelle que vous saisissez donne un repère approximatif : elle mélange l’abonnement, les taxes et l’énergie, et elle varie avec le chauffage. La puissance conseillée est donc un point de départ, que la courbe de charge permet d’affiner en étude. La surface plafonne ce qui entre sur le toit, mais plus de kWc ne veut pas dire plus de gain : le tableau ci-dessus montre qu’à 9 kWc on consomme sur place 35 % de sa production, contre 60 % à 3 kWc.
Un paramètre que l’outil ne vous demande pas, mais que votre devis mentionnera : le ratio DC/AC, rapport entre la puissance crête des panneaux et la puissance nominale de l’onduleur. Six kWc sur un onduleur de 5 kW donnent 1,2. Les modules atteignent rarement leur puissance crête en conditions réelles, si bien qu’un onduleur un peu plus petit que le champ est courant et moins cher. En contrepartie, aux heures les plus ensoleillées, l’onduleur plafonne sa sortie : c’est l’écrêtage, ou clipping. Tant que le ratio reste autour de 1,1 à 1,3, les pertes annuelles restent faibles, d’autant que les pics de production sont rares sous le ciel de la Vendée. Au-delà, le calcul mérite d’être refait. Le comparatif des panneaux et des onduleurs détaille les architectures.
Les limites de l’estimation
Un simulateur ne voit pas votre toit. Il ignore le chêne du voisin, la lucarne qui ombre un pan en fin d’après-midi, l’état de la charpente, la place disponible entre deux fenêtres de toit, la capacité de votre tableau électrique. Autant de points que Mathieu vérifie en visite technique. Il ne tient pas compte non plus des conditions de votre compteur ou des exigences d’un secteur ABF.
Pour comparer une commune à une autre, la page production solaire par commune en Vendée donne le productible des douze communes repères. Et si vous hésitez sur le stockage, le calculateur de batterie solaire compare votre projet sans et avec batterie, TVA comprise, et rend un verdict.
Pour situer cet outil parmi les autres, la rubrique outils et simulateurs solaires les rassemble. Une fois l’estimation en main, vous pouvez demander un rappel : nous relisons votre projet avec vous, sans engagement, puis nous proposons, si cela vaut la peine, un seul installateur partenaire qualifié RGE QualiPV du secteur.
Les questions reçues au bureau d'étude
Le simulateur de panneaux solaires est-il fiable ?
Il donne un ordre de grandeur : la production repose sur les données PVGIS de votre commune, avec un coefficient de prudence de 0,95. Le prix et le gain restent des estimations. Seule une visite technique confirme la faisabilité, l'ombrage réel et le devis définitif.
Pourquoi le résultat complet demande-t-il mes coordonnées ?
La puissance conseillée et la production annuelle, mois par mois, s'affichent d'abord. Le prix, la TVA, le délai de retour et le gain sur 20 ans supposent une étude plus fine, réalisée par un chargé d'études qui vous rappelle. Nous n'appelons que les personnes qui le demandent.
Quelle hausse de l'électricité faut-il saisir dans le simulateur ?
Le curseur est réglé par défaut sur 3 % par an, ce qui reste un réglage de départ. Pour un cas prudent, ramenez-le à 0 % : le retour s'allonge, mais il ne dépend plus d'un pari sur vingt ans de tarifs. Comparez ensuite les deux résultats.
Que signifie le ratio DC/AC indiqué sur un devis ?
C'est le rapport entre la puissance crête des panneaux (kWc) et la puissance de l'onduleur (kW). Un champ de 6 kWc sur un onduleur de 5 kW donne 1,2. Un onduleur un peu plus petit que le champ est courant, et l'écrêtage qui en résulte reste faible tant que le ratio est raisonnable.



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